Grande école

La CNCP renouvelle le titre de niveau I pour l'école web HETIC

À l'issue du cursus, les Héticiens reçoivent le titre d'"Expert en Ingénierie de la Communication Numérique". Ce titre de niveau I (BAC+5) a été reconnu et certifié par l'État pour la deuxième fois consécutive selon l'arrêté du Ministère en date du 20 janvier 2014 annonçant l'enregistrement du diplôme d'HETIC au Répertoire National des Certifications Professionnelles dans le Journal Officiel le 30 janvier 2014.

Excellente nouvelle puisque la reconnaissance nationale de notre diplôme du programme Grande école vient d'être reconduite pour une durée de 5 ans. La CNCP a décerné le titre de niveau I à la formation d'HETIC pour la deuxième fois consécutive. Mais qu'est-ce que ce niveau I veut-il dire concrètement ?

Détails de la Grande école   Téléchargez la brochure

 

La CNCP et ses niveaux

Afin de certifier la qualité des formations dispensées par les établissements privés français, la CNCP (Commission Nationnale de la Certification Professionelle) a pour mission de vérifier la qualité, la cohérence et la viabilité des formations dans le but de leur délivrer ou non un titre certifié - tout cela placé sous l'autorité du ministre en charge de la formation professionnelle.

Le dossier à soumettre auprès de la commission est lourd à constituer et demande aux établissements de nombreuses informations très précises concernant ses diplômés. La commission devant laquelle le dossier est soumis est composée de 43 membres qui vont analyser la pertinence et la qualité du dossier. La CNCP va par exemple attacher une importance capitale à ce que l'établissement soit au courant de la situation professionnelle d'au moins 90% de ses diplômés afin de connaître précisément les postes que ces derniers occupent. S'ils sont cadres ou non-cadres, si le contrat est un CDD ou un CDI, si le domaine professionnel correspond au domaine d'enseignement de la formation, etc. Tout cela est très rigoureux, prend beaucoup de temps et la moindre incohérence ou la moindre erreur peut faire échouer la procédure de certification. 

À la suite de l'analyse du dossier, la commission peut donner la certification de niveau I, II ou III selon la qualité du dossier. Niveau I étant le plus haut niveau pouvant être décerné. Le niveau I corrrespond à un BAC+5, le niveau II correspond à un BAC+3/+4 et le niveau III correspond à un BAC+1/+2 (par ailleurs, vous ne pouvez pas dire que votre titre équivaut à un master, même s’il est de niveau I. "Master" est un terme académique.) Cette certification permet alors aux établissements privés d'obtenir une reconnaissance de l'État basée sur le sérieux ainsi que la qualité de la formation, mais également sa cohérence avec le marché de l'emploi dans le domaine d'enseignement de l'établissement. Enfin, la CNCP ne s’occupe que des titres qui mènent à un métier. La maîtrise d’une langue ou d’un logiciel, par exemple, ne sont pas concernés.

 
 

 

 

Reconnaissance de l'État ou opérationnelle ?

L'une n'est pas moins bonne que l'autre. La reconnaissance par le "faire" est toujours un plus dans le monde professionnel. Celle-ci est une preuve tangible de vos compétences et de votre savoir-faire. C'est une pratique courante dans le monde des internets ou les embauches se font bien plus souvent sur le savoir-faire que sur la reconnaissance nationale du diplôme. En revanche, la reconnaissance d'une école et donc d'une formation de la part de l'État est une assurance de plus pour les entreprises qui souhaitent embaucher. Même si les compétences du candidat au poste sont à vérifier et à éprouver, le fait de savoir que sa formation est reconnue peut aider une entreprise à faire son choix. Il faut également penser au fait que bon nombre d'entreprises entament aujourd'hui un virage vers le digital, mais ne sont pas armées en interne pour effectuer un recrutement efficace. La reconnaissance par l'État d'une formation web peut donc être un avantage décisionnel pour ce type d'entreprise.

 

Master, Mastère, Mastère spécialisé, Munster ? Quoi ?!

Aujourd'hui, le marché des formations est si vaste qu'il est très difficile d'y voir clair entre les différentes écoles et formations disponibles. Parmi les différents choix d'études, les BAC+5 ont des appellations qui peuvent déconcerter un candidat peu averti.

Le master
C'est le cas le plus "simple". Un master est un diplôme national habilité par le ministère de l'Éducation Nationale. C'est l'un des quatre grades établis par l'État (BAC, Licence, Master, Doctorat). Ce terme ne concerne que les établissements publics et n'est valable qu'entre 3 et 5 ans. Après la période de validation, l'établissement doit soumettre un nouveau dossier au ministère afin de recevoir une nouvelle habilitation.

Les mastères spécialisés ou MS
Tout d'abord, il faut savoir que le terme "mastère spécialisé" est une marque déposée auprès de l'INPI. Le but de cette appellation est d'apporter une spécialisation à des titulaires d'un BAC+5 ou d'un BAC+4, mais tous les mastères spécialisés ne sont pas reconnus pas l'État. On est d'ailleurs en droit de se demander si le terme "Mastère" n'a pas été utilisé par certains établissements peu scrupuleux afin de duper les candidats en leur faisant penser que la formation était naturellement reconnue au niveau national.

Les masters of 
Une fois encore, certains établissements privés ont profité du fait que le mot anglais "master" se traduit "master" en français afin de créer une ambiguïté. Il est évidemment impossible pour l'État français de protéger un terme universel. Il n'existe malheureusement aucun organisme permettant de certifier la qualité de ces formations.

 

 

Sources :
- photo success kid : http://knowyourmeme.com/memes/success-kid-i-hate-sandcastles
- l'etudiant.fr : http://www.letudiant.fr/etudes/les-certifications-et-labels-transversaux...
- l'express : www.lexpress.fr/education/master-mastere-master-of-quelles-differences_8...
- l'etudiant.fr : http://www.letudiant.fr/etudes/3es-cycles-et-masters/master-mastere-un-l...
- biop : http://www.biop.cci-paris-idf.fr/difference-entre-master-mastere-311.htm