Grande école

La parité dans le digital : un manque de modèle feminin ?

Avec une pénurie de modèles féminins dans la technologie, il est de la responsabilité d'HETIC de montrer que la technologie n'est pas un club réservé aux garçons !

 

 

17 avril 2019 - Journée de la Femme digitale

Journée de la femme digitale

17 avril dernier s’est tenue la 6me édition de la Journée de la Femme Digitale autour du thème « De nouveaux horizon : une ouverture à international » à la Maison de la Radio destinée à honorer et connecter les femmes dans le digital.

Face à l’incompréhensible sous-représentation des femmes dans le numérique et à la tête d’entreprises, la Journée de la Femme Digitale est devenue incontournable.

 

Les femmes et la Tech à HETIC !

Dans les années 70, l'informatique employait majoritairement des femmes pour les tâches minutieuses de collecte puis de tri d'informations. Avec l'essor du secteur dans le milieu des années 80, le nombre de salariés féminins a diminué tout comme le nombre d'étudiantes s'engageant dans la programmation.

Moteur de l'économie actuelle, la Tech transforme les sociétés et les usages. Alors que bon nombre de secteurs comme le droit et la médecine ont évolué vers la parité, la Tech manque de femmes !

Le manque de femmes s’engageant dans la Tech peut être un frein à l’innovation.  Et si l’enseignement était la solution pour compenser et faciliter l’accès à ces métiers ?

Secteur d’avenir, le digital semble pour l’instant être d’avantage l’apanage des hommes (62% des entrepreneurs et salariés dans la Tech sont des hommes). Pourtant, la carence de talents qui touche le numérique donne l’occasion aux femmes de s’orienter et s’épanouir dans ces métiers émergeants, innovants et modernes !

Avec un corps estudiantin composé de 32% de femmes en 2019, HETIC fait figure d’exception dans le panorama des écoles du digital ou d’ingénieur ! Ce pourcentage ne cesse de croître depuis la création de l'école.

L’histoire d’HETIC est jalonnée d’étudiantes qui ont marquées leur promotion, par leur leadership évident comme par leurs compétences !

Anina Munch et Laure Betaille (deux présidentes de la Junior Entreprise Synerg'Hetic) avec Mme Axelle Lemaire, Secrétaire d'état chargée du numérique.

Plusieurs fois, la présidence de Synerg’Hetic - la Junior Entreprise d’HETIC (classée régulièrement sur le podium des meilleurs JE de France) a été exercée par des Héticiennes qui ont été élues par l’ensemble du corps étudiants

Anina MuchFormation Grande Ecole et promotion 2016, a même été nommée présidente de la fédération des Juniors entreprises au niveau national en 2014.

" Une Junior-Entreprise est synonyme d'engagement, de découverte et d'aventure


Anina est aujourd'hui freelance et entrepreneuse avec une vision 360° de la Tech très appreciée de ses clients.

Beaucoup de nos diplômées sont aujourd’hui des femmes occupant des postes à responsabilités à des salaires très enviables. Entrepreneuses, change-makeuses, expertes en digital marketing ou développement, designeuses digitales…elles évoluent aussi bien dans des sociétés de tailles moyennes que dans des grands groupes

La Tech permet ça. Le décloisonnement des compétences (technologies/business/design imbriqués dans chaque métier) et l’organisation moins hiérarchique des entreprises au moment d’une prise de conscience générationnelle, tout cela va dans le sens d’une position égale femme/homme dans les entreprises (ou départements de grands groupes).
HETIC a toujours favorisé la polyvalence alliée à une expertise progressive et maitrisée. Ainsi, 41% de nos alumnae évoluent aujourd'hui à des postes de conduite de projet (technique, strategie de marque/produit ou design), 30% à des postes demandant une expertise forte en design, 17% à des postes liés au marketing digital et 17% à des postes exigeant une forte compétence technique (développement, big data, IOT, IA...).

Internet a apporté une culture de la preuve dans le travail. Tout se mesure : l’audience bien sûr, mais bien plus que ça en fait : chaque action de communication, chaque modification d’un site, chaque post sur les réseaux sociaux peut être évalué et son impact analysé. Dans cette culture « de la preuve » il n’y a pas de place pour la posture chacune et chacun est valorisé au réel de sa valeur

Léa Peersman – qui a pris la direction d’HETIC en décembre 2018 – souhaite fortement qu’HETIC soit un espace paritaire et exemplaire qui permet à des jeunes femmes de s’épanouir et s’engager dans ce secteur.

L’invention passe par les femmes !

L’histoire de l’informatique s’est d’abord écrit au féminin, à tous les niveaux : la conception de programmes, l’invention de langages ou la main d’œuvre « opératrice », les débuts de la révolution informatique sont modelés par des femmes. Puis, les vieilles inégalités se sont invitées au fur et à mesure que le secteur grandissait.

Tout cela soulève une question centrale : où sont les femmes ?

En fait, elles étaient initialement à la pointe de l'industrie, à l'époque où les emplois de technologue étaient considérés comme des tâches subalternes, comme des dactylographes. Mais lorsque l'industrie est devenue rentable, les cadres masculins ont développé des critères d'embauche et des cultures d'entreprise qui ont marginalisé les femmes. Ainsi, au lieu d’un espace qui responsabilise les femmes, les structures commerciales d’Internet en font une sphère qui renforce les préjugés masculins et les normes patriarcales.

Le groupe de programmeurs choisis pour travailler sur le premier ordinateur de l’armée américaine en 1946 était composé à plus de 50% de femmes. L'une des premiers ingénieurs les plus célèbres était Grace Hopper, un amiral de la Marine dont la programmation a permis aux États-Unis de modéliser l'impact des bombes atomiques. 

C’est aussi une femme, Margaret Hamilton, qui a dirigé l’équipe de codage qui a tracé le chemin d’Apollo 11 vers la Lune. Les conditions étaient loin d’être glamour, mais les programmeuses étaient connues pour leur éthique de travail méticuleuse et leur attention portée aux détails : Hopper a identifié le premier «bogue informatique», faisant remonter un problème jusqu'à un papillon piégé dans un fil de relais.

Ada Lovelace, Ida Rhodes, Sophie Wilson, Gwen Bell, Radia Perlman, Jaime Levy, Aminata Sana Congo, Marissa Mayer , Shafi Goldwasser ou Mary Lou Jepsen, pour ne citer qu’elles ou plus recemment Katie Bouman ont largement démontré que les femmes sont au centre de l’invention et l’innovation.

De nombreuses associations françaises, souvent nées à l’initiative de femmes (50inTech, Sista, Femmes@numérque, L Digital, Cyberelles, Digital Ladies & Allies, Elles bougent…) sont également au cœur de cette réflexion et agissent pour promouvoir plus de mixité dans les métiers de la Tech.

Des organisations internationalles telles que Girls Who Code, Start Up for Kids, Women’s Forum, Girls in Tech, StartHer accomplissent un travail crucial pour accroître la représentation des femmes parmi les ingénieurs.